Comment gérer sa veille technologique et concurrentielle ? Définition et positionnement

Le web et les médias sociaux sont des sources d’information formidables pour assurer une veille technologique et concurrentielle efficace. Si les moteurs de recherche comme Google peuvent vous fournir beaucoup d’informations, ils ne sont pas suffisants. Voici comment je procède au quotidien pour savoir l’essentiel de ce qui se dit dans mes différents secteurs d’activité. Cette première note présente ma vision de ce qu’est ma veille technologique et concurrentielle et pourquoi il me paraît indispensable de la mener. Les notes suivantes présenteront la méthode et les outils que j’utilise au quotidien.

Veille technologique et concurrentielle, analyse de marché, étude de marché

Pourquoi assurer une veille technologique et concurrentielle personnelle ?

Faut-il répondre à cette question ? Savoir ce qui se dit sur son environnement professionnel, connaître ses concurrents, comprendre son marché, découvrir les tendances, analyser les succès et les échecs, autant de sujets qui devraient faire partie de notre quotidien professionnel. Que vous soyez collaborateur d’une multinationale en charge d’une activité bien précise ou indépendant dans un domaine particulier, il me paraît indispensable d’assurer un minimum de veille sur vos sujets de prédilection.

Définition des objectifs

Il ne me paraît pas raisonnable de vouloir tout contrôler, tout suivre, tout lire sauf à ce que la veille soit votre emploi à temps complet. En ce qui me concerne, je ne dispose que de quelques dizaines de minutes par jour tout au plus aussi j’ai dû définir des objectifs bien précis.

J’assure une veille technologique pour :

  • comprendre le marché (au sens technologique) dans lequel j’évolue,
  • apprendre et découvrir,
  • connaître les tendances et évolutions technologiques,
  • trouver des exemples de mises en œuvre, des cas d’usages,
  • avoir la vision des utilisateurs des produits et services sur lesquels je travaille.

J’assure une veille concurrentielle pour :

  • comprendre le positionnement de ma société sur son marché,
  • comprendre le positionnement de mes concurrents,
  • comprendre les tendances et attentes du marché,
  • savoir ce qui se dit sur mes produits et services,
  • identifier des opportunités,
  • suivre l’activité de mes différents partenaires,
  • etc.

Prenez le temps de faire cette courte analyse et vous saurez très vite ce qu’il vous faut chercher et analyser. Et ne perdez pas de vue que, de même que votre marché évolue, votre veille va évoluer. Je ne procède plus de la même façon aujourd’hui qu’il y a deux ans. Mes centres d’intérêt ont évolué, mon marché a évolué, ma veille a évolué.

La veille technologique, pour qui, pour quoi ?

Si le fait d’assurer une veille personnelle n’est plus à discuter – vous l’aurez compris, j’ai un avis bien tranché sur le sujet – voici quelques profils types pour lesquels, il me semble, il est indispensable d’assurer une veille efficace.

Vous êtes en phase de montée en puissance sur un nouveau job, ou votre activité consiste à lancer un nouveau service ou produit. Intéressez-vous à vos concurrents potentiels, découvrez (vite) les tendances du marché, apprenez de vos pairs, faites de la veille à but didactique.

Vous êtes un acteur majeur sur votre marché. Intéressez-vous à ce qui se dit sur vous, votre entreprise, vos concurrents. Prenez le pouls de votre marché, analysez les réactions, les sujets de conversation, cherchez lez pistes d’innovation pour garder votre rôle de leader.

Vous êtes à la recherche d’un emploi ou souhaitez évoluer dans votre entreprise. Renseignez vous sur les secteurs qui recrutent, les activités concernées, les sujets du moment. Identifiez les experts et lisez ce qu’ils écrivent, comprenez le positionnement des entreprises que vous ciblez dans votre recherche. Sachez-en autant que votre interlocuteur lors d’un entretien et vous marquerez des points.

Ces trois profils types ne sont pas exhaustifs. Cernez vos besoins et adaptez votre démarche mais précisez bien vos attentes en matière de veille.

La veille, ça prend trop de temps

Oui, la veille ça prend du temps. Mais la veille doit être une des activités auxquelles vous vous livrez, elle fait donc partie de votre job. A vous de voir si vous préférez avoir une longueur d’avance ou … de retard.

Pour avoir une vue assez complète de mon environnement professionnel et concurrentiel, je consacre moins d’une heure par jour à ma veille personnelle. Avec un peu de méthode et quelques outils bien choisis, il est même possible d’aller un peu plus vite. Attention à ne pas aller trop vite non plus et à ne pas assurer une veille de qualité.

Dans les prochains articles, je présenterai la méthode que j’utilise : les sources d’informations, les outils de collecte d’information, la curation.

Et vous qui faites déjà de la veille une activité quotidienne, vous l’abordez comment ?

10 Commentaires sur "Comment gérer sa veille technologique et concurrentielle ? Définition et positionnement"

  1. Bonjour,
    Nous utilisons Alerti comme outil de Veille et on essaye de développer l’usage d’un RSE pour permettre aux commerciaux de remonter les infos du terrains. Ce dont on se rend compte, c’est que la collecte n’est pas la chose la plus compliquée à faire et de loin.
    Je réalise tous les mois une synthèse à partir des infos que j’ai captées mais il faudrait aussi que je fasse une synthèse des synthèses, c’est à dire que je consolide de manière intelligente toutes les infos captées. A ce stade je ne parle encore que de consolidation et non d’analyse. Bref, le chemin est long pour passer de la donnée brute à l’information exploitable et pertinente. Je ne connais pas tous les outils spécialisés Veille mais je doute qu’ils apportent quelques choses sur ce point. A vous lire

    • Bonjour Bruno,
      Une des pistes intéressante à explorer est celle du blog interne. Il est possible de l’alimenter de façon automatique depuis certains outils de curation (Scoop.It par exemple) et de poster ainsi quotidiennement sans passer trop de temps.
      Ensuite une récap hebdo permet de faire la ‘synthèse des synthèses’.
      Certains outils de RSE permettent de créer des blogs, la boucle est (presque) bouclée 😉

  2. Bonjour et merci pour votre article.
    Pour ma part les objectifs de ma veille sont à titre personnel : l’actualité relative à mon métier, ma formation (IE, veille et gestion de l’information), le suivi de mes principaux centres d’intérêts (IE, numérique et TIC, e-réputation et personal branding, économie régionale – Normandie car il correspond au lieu de mon activité professionnelle), mon personal branding (vecteur important dans une logique de recherche d’emploi ou de caution auprès de prospects et clients).
    Dans le cadre de mes précédentes fonctions (consultant en IE pour le leader national), j’assurais une veille sur les secteurs d’activités dont j’avais la charge (à savoir le secteur « Numérique et TIC » et le secteur des « Textiles » que cela soit dans une logique de veille technologique ou de veille concurrentielle.
    Lors de ces précédentes fonctions les outils utilisés étaient : Wanao (pour le suivi d’appel d’offres), KB Crawl, Website Watcher.
    Dans mon activité actuelle de Freelance, j’utilise RSS Owl (depuis peu), je vais essayer Feedly, les alertes Google, Mention (en version gratuite), Scoopit (pour la curation), Viadeo + Linkedin + Twitter pour la diffusion, des outils gratuits pour suivre ma e-reputation, slideshare pour partager mes publications.
    Au plaisir d’échanger !

  3. VALERY GNAORE | 25/06/2013 at 22:45 | Répondre

    Votre article est excellent.
    Merci!

  4. Benoit Bossuet | 14/03/2013 at 14:12 | Répondre

    Merci pour l’article.
    Perso, j’utilise beaucoup NetVibes. Permet d’organiser sous forme de widgets tous les flux RSS (proposés ou importables) et de plus est Intuitif, ergonome.
    En parallèle, les flux intégrables à la messagerie Outlook sont bien aussi.
    30 min par jour, à l’arrivée et/ou départ du bureau, suffisant pour rester connecté!

    • Jean-Christophe Dichant | 14/03/2013 at 15:21 | Répondre

      Intéressant de partager nos avis en effet. J’ai pas mal utilisé Netvibes à une époque mais avec la multiplication des flux j’avais du mal à m’y retrouver. De plus Google Reader est compatible avec bon nombre d’applications pour iPad qui facilitent la navigation. Cela me permet d’aller très vite dans la mesure où je surveille environ 300 articles par jour. J’ai un penchant pour Scoop.It actuellement, qui fait à la fois l’agrégation de flux et la curation assistée. Avec l’abandon de Reader, je vais devoir chercher une alternative. À suivre …

  5. C’est bien j’arrive à avoir un aperçu!

Laissez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas rendue publique.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.