Dossier Curation : Conclusions et évolutions 6/6

by Jean-Christophe Dichant

in Veille et curation

Voici donc le tout dernier article de ce dossier consacré à la ma pratique de la curation de contenus. Après 5 billets décrivant ma démarche, je termine la série en faisant le bilan et en ouvrant quelques pistes pour l’avenir.

panneau prière de ne pas stationner - cuation de contenus ne faites pas du sur-place !

Bougez, cherchez, partagez, il en restera toujours quelque chose ! (Illustration TdV)

La curation : de la connaissance avant tout

Le but premier de ma pratique de la curation est de découvrir des contenus qui enrichissent ma connaissance des domaines dans lesquels j’exerce et des acteurs concernés. Je n’ai pour seul but initial que celui-ci et je m’y tiens. La difficulté consiste toujours à trouver le temps nécessaire à absorber ces contenus, mais grâce à cette méthode efficace de tri, je vais à l’essentiel et j’optimise le temps nécessaire.

La curation : une nécessaire connaissance des outils

Pratiquer la curation demande de l’organisation, de la méthode, et une bonne connaissances des outils. J’ai présenté les principaux services que j’utilise dans les précédents articles et je suis en permanence en veille sur ces sujets là aussi pour adapter mes usages, adopter un nouveau service plus efficace, découvrir de nouvelles fonctions. Le but est toujours le même, aller au plus vite tout en gardant la meilleure pertinence.

La curation : développer un réseau de pairs

Avec le recul des derniers mois, je constate que mon réseau de contacts s’est enrichi et précisé en grande partie grâce à la curation. J’interagis de plus en plus avec des spécialistes des différents domaines, je vais plus vite à l’essentiel quand j’ai des points à débattre, je m’adresse aux bonnes personnes. C’est un apport indéniable, et un vrai plus pour moi au quotidien.

La curation : préciser son rayon d’action

Pratiquer la curation m’a permis de préciser mon rayon d’action, de définir mes véritables centres d’intérêts comme mes besoins. On ne parcourt pas des centaines d’articles au fil des mois sans en dégager des tendances fortes. Avec le recul, je réalise que ma pratique de la curation m’a permis de mettre en évidence les sujets qui me préoccupent vraiment, les domaines sur lesquels j’ai besoin de développer mon expertise. C’est un regard porté sur soi-même qui se révèle très formateur.

La curation : ne pas limiter son champ d'action et de connaissance mais l'étendre

La curation : étendre son champ de découverte et de connaissance – (Illustration TdV)

La curation : étendre son rayon d’action

Si la pratique de la curation m’a permis de préciser mon rayon d’action, elle m’a aussi permis de l’étendre. Au fil des jours, je découvre des domaines auxquels je n’aurais pas pensé précédemment. L’étendue des sujets, les tendances, les acteurs, autant de pistes à explorer qui s’avèrent présenter un intérêt. Et autant de sujets que je n’aurais probablement pas vus sous cet angle sans cette pratique quotidienne.

La curation: voir le monde autrement

Aller ainsi à la découverte d’acteurs différents, d’univers et de domaines différents me donne une vision du monde qui m’entoure différente de ce qu’elle pouvait être auparavant. Je découvre des sujets connexes que je ne connaissais pas, des façons de penser, des usages, des centres d’intérêts qui m’étaient étrangers auparavant.

La curation : un éternel recommencement

Si j’ai décrit dans le détail ma méthode dans les précédents articles je persiste à penser que tout évolue au fil du temps. Les services changent, mes besoins diffèrent, la technologie web et le partage social avancent à pas de géants. Autant de raisons qui vont faire évoluer ma pratique et je devrai probablement faire quelques mises à jour de ces articles dans un futur plus ou moins proche.

La curation : un exercice enrichissant

Si vous ne pratiquez pas encore la curation, je ne saurais que vous inciter à vous lancer. En suivant les quelques exemples donnés précédemment, vous pouvez commencer à vous constituer une base de sources de contenus et aller à la découverte de nombreux acteurs et sujets. Si vous ne vous sentez pas suffisamment à l’aie au début, n’ayez crainte, c’est normal mais je vous engage à aller au bout de la démarche et à partager les premiers fruits de votre travail. C’est en découvrant les retours que l’on vous fera que vous verrez la pertinence de votre exploration. Et que vous pourrez affiner votre propre méthode. Je doute que vous ne vous laissiez pas séduire au fil du temps.

Départ de l'Humarathon à Vitry sur Seine

Curation : vous êtes prêt ? – (Illustration TdV)

La curation : vous pratiquez ?

En conclusion, j’aimerais beaucoup avoir des retours de curateurs. Vous êtes vous-même curateur, vous pratiquez la veille sans pour autant partager, vous avez initié une pratique récemment ? Laissez un commentaire pour partager vos impressions, posez des questions, lançons la discussion !

  • http://www.scoop.it/t/engagement-et-territoires Laurent Deslattes

    Bravo pour le dossier.

    J’ai moi-même eu depuis deux ans l’occasion de découvrir les plaisirs de la curation.
    J’ai suivi une démarche très similaire à celle décrite dans le dossier et la question des outils est déterminante.

    J’ai comme contrainte de ne pouvoir m’appuyer que sur des outils gratuits (bien que l’adhésion à la version payante de Scoop.it me tente, ne serait-ce que pour éviter la redirection vers ce portail lorsque l’on diffuse son contenu sur d’autres réseaux sociaux).
    Je navigue sous Chrome qui a l’avantage de me fournir un environnement entièrement portable MAC/PC/Pro/Perso. Extensions : Extension Abonnement RSS, AddToAny – Share, Bookmark, Scoop.it.
    Pour l’agrégation de fils RSS, j’utilise Feedly. Pour s’abonner directement à un flux RSS avec Extension Abonnement RSS, l’URL à rentrer en paramètre est : http://feedly.com/index.html#subscription%2Ffeed%2F%s
    Pour la curation, j’ai commencé par Google+ en page perso, puis en page pro, parce que les pages perso sont insuffisamment ouvertes sur bon nombre de services.
    Je souhaite aujourd’hui m’appuyer sur Scoop.it qui est une solution avec un ratio temps passé/valeur ajoutée du curateur qui me convient parfaitement : titre personnalisé, insight, possibilité d’afficher son profil de curateur, liste des tags utilisés.

    Vient ensuite la question de la diffusion vers ma page Google+, mon compte Twitter et mon compte LinkedIn.
    Dans chaque cas, je souhaiterais utiliser au maximum les possibilités de ces réseaux sociaux et leurs « codes », mais je n’ai pas trouvé de solution idoine.

    Pour Twitter, je passe directement par le hootlet de Scoop.it, celui-ci permet de personnaliser le message et donc en particulier d’utiliser les #tags. Seul regret, je n’ai pas d’image qui apparaisse directement dans mes tweets.

    Pour LinkedIn, je passe par IFTT, qui me permet d’avoir des posts linkedin reprenant le titre de mon scoop et mon insight sous scoop.it, ainsi que le titre du contenu et le chapô ou les premières lignes, le tout illustré par une photo (que par contre je ne peux pas choisir).

    Et pour Google+ et bien je n’ai pas réellement trouvé de solution satisfaisante. La publication directement depuis scoop.it est ce qui s’en approche le plus avec en gros le même contenu que sous LinkedIn (titre du scoop, +insight, +titre du contenu scoopé, +chapô, +illustration), mais il y a visiblement un gros bug au niveau de la publication des illustrations, le même visuel étant repris dans plusieurs de mes posts Google+.

    Prochaines étapes :
    – Gagner en performance dans la gestion de mes fils twitter
    – Travailler le volet réseau et pourquoi pas l’audience

    Encore merci pour le dossier.
    Je suis preneur de tout retour.

    • http://www.lachaineweb.com Jean-Christophe Dichant

      Bonjour Laurent et merci pour cette description très précise de votre process qui apporte ainsi un joli complément au dossier.
      Je suis moi-même toujours en recherche d’optimisation, c’est donc intéressant de voir comment mes lecteurs font.
      Pour ce qui est du partage, j’ai tendance à favoriser l’usage de IFTTT qui me permet de contrôler en un seul et même endroit l’ensemble des renvois. J’ai ainsi désactivé tout partage depuis Scoop.It d’autant plus que selon les versions leur nombre est limité.
      Google Plus est mon sujet du moment. L’accès aux profils est très limité via les applications distantes, et effectivement la page pro est plus ouverte. néanmoins je souhaite concentrer la plupart de mes publications sur mon profil aussi je poste en manuel actuellement. Ceci me permet d’éviter les effets de bord que vous décrivez vs. les illustrations par exemple.
      Je m’intéresse aussi beaucoup aux communautés Google Plus qui complémentent mes sources d’infos gérées dans Scoop.It et Feedly. J’envisage d’ailleurs à terme de remplacer Scoop.It par Google Plus et ses communautés pour aller vers un système encore plus ouvert.
      Affaire à suivre donc :)

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  • Athelyon

    Dossier très intéressant par son contenu, son accessibilité, son côté expérience vécue. Très inspirant ! Merci pour ce partage!

    • Jean-Christophe Dichant

      Merci du retour, j’ai tenté l’idée du dossier avec ce premier sujet et ça a l’air de vous plaire, je risque donc de continuer ;)

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  • http://www.veille-digitale.com Jérôme Deiss (@e_influenceur)

    Merci Jean Christophe pour ce dossier complet que tu as réalisé avec brio !

    • Jean-Christophe Dichant

      Merci du retour, c’est une visions bien personnelle mais je suis heureux que cela puisse alimenter la discussion ;)

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